Depuis le 1er octobre 2026, les franchises médicales et les participations forfaitaires retenues sur vos remboursements peuvent atteindre 140 euros par an, contre 100 euros jusqu’ici. Si vous consultez souvent ou suivez un traitement régulier, vous risquez de payer un peu plus de votre poche, même avec une bonne complémentaire santé.
Ce qui change pour les franchises médicales depuis le 1er octobre 2026
La franchise médicale est une petite somme que l’Assurance Maladie garde sur certains remboursements. Elle s’élève à 1 euro par boîte de médicaments ou par soin d’infirmier ou de kiné, et à 4 euros par trajet en ambulance ou en taxi conventionné. La participation forfaitaire fonctionne de la même manière, avec 2 euros retenus sur chaque consultation chez le médecin, radio ou prise de sang.
Ces montants restent les mêmes. Ce sont les plafonds annuels qui augmentent. Le décret du 11 septembre 2026 les fait passer de 50 à 70 euros chacun. Vous ne payez donc pas plus à chaque rendez-vous, mais les retenues s’arrêtent plus tard dans l’année.
Les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes à partir du 6e mois en restent dispensés.
Quel impact sur votre reste à charge avec une mutuelle ?
Tout dépend de vos besoins. Avec quelques visites chez le médecin et quelques boîtes de médicaments par an, vous n’atteigniez sans doute pas l’ancienne limite.
Une personne sous traitement au long cours ou suivie en kiné y arrivait vite. Pour elle, la note peut s’alourdir de 40 euros au maximum sur l’année.
Votre mutuelle rembourse-t-elle ces nouvelles dépenses ?
Le plus souvent, non. Presque toutes les complémentaires santé respectent un cahier des charges fixé par l’État, appelé « contrat responsable ». En échange d’avantages fiscaux, elles s’interdisent de rembourser ces retenues.
Pour le reste, les garanties varient d’un contrat à l’autre. Le tableau de garanties permet de savoir précisément ce qui est pris en charge. C’est le cas chez AÉSIO mutuelle comme chez les autres complémentaires santé.
Quels frais restent couverts par la complémentaire santé ?
Votre mutuelle continue de payer la part du tarif que la Sécurité sociale ne rembourse pas. Selon le niveau choisi, elle prend aussi en charge les dépassements d’honoraires, l’hospitalisation, le dentaire, l’optique ou les appareils auditifs. Pour certaines lunettes, prothèses dentaires et aides auditives de l’offre 100 % Santé, vous n’avez même rien à payer.
Le bon réflexe est de vérifier le montant réellement remboursé sur vos derniers relevés, plutôt que de vous fier au seul pourcentage affiché dans le contrat. Un « 200 % » ne garantit pas que la facture sera couverte en entier.
Que vérifier dans votre contrat en 2026 ?
Commencez par les soins que vous utilisez vraiment. Un bon remboursement en médecine douce sert peu si votre principale dépense est l’optique.
Sur votre compte ameli et sur l’espace en ligne de votre mutuelle, vous verrez ce qui a été retenu au titre des franchises et ce que vous avez payé pour d’autres raisons.
Si certains soins restent régulièrement mal remboursés, comparez vos dépenses réelles avec les garanties de votre contrat. L’objectif n’est pas forcément de changer de mutuelle, mais de vérifier que votre couverture reste adaptée. Notre guide pour bien choisir votre mutuelle santé détaille les points à comparer. Une surcomplémentaire peut aussi être envisagée lorsque certains postes restent insuffisamment couverts.
À noter, les plafonds des franchises suivront l’inflation chaque année à partir de 2028.