Top 10 des soins les moins bien remboursés par la Sécurité sociale en 2026

karim ghalem

⚡ En résumé

  • Un soin peut être “bien” remboursé en % et coûter cher.
  • Le classement croise taux, base de remboursement et prix facturé.
  • Optique, dentaire, audition et dépassements font souvent grimper le reste à charge.
  • Les infos sont à jour en juillet 2026 (régime général surtout).

Vous pensez que “70 % remboursé” protège votre budget ? Surprenant, pourtant non. En 2026, certains soins restent coûteux même avec un taux correct, parce que la base de remboursement est minuscule, voire inexistante. Pourquoi ? Parce que l’Assurance Maladie applique un pourcentage à une base, pas toujours au prix payé. Du coup, on peut sortir plusieurs centaines d’euros, parfois bien plus. On y reviendra, avec des exemples concrets et des pistes pour limiter la facture.

🧭 Comment identifier un soin mal remboursé par la Sécurité sociale ?

Le taux de remboursement ne suffit pas à mesurer le reste à charge. Le taux, c’est la part théorique prise en charge par l’Assurance Maladie. Sauf que ce taux s’applique à une base de remboursement (BRSS), pas forcément au tarif facturé. Concrètement, on distingue : le prix payé, la base, le montant versé par la Sécu, puis le reste à charge. En 2026, vous croisez souvent ces taux : 30 %, 55 %, 60 %, 65 %, 70 % ou 80 % selon l’acte.

Une base de remboursement peut être très inférieure au prix réel (et c’est là que ça se corse). Exemple officiel : une monture de lunettes est remboursée à 60 % sur une base de 2,84 €, soit 1,70 € versé. Oui, 1,70 €. En gros, optique, audition et certaines prothèses explosent le budget dès qu’on sort des paniers encadrés. Notez que le “tarif libre” signifie prix non plafonné par la réglementation.

Certains soins ne sont pas remboursés du tout. On parle alors d’actes “hors nomenclature”. Aucune base n’existe, donc le remboursement Sécu est à zéro. Vous vous demandez lesquels ? Implants dentaires, une partie de la parodontologie, orthodontie adulte, ostéopathie et pas mal de médecines douces. D’un autre côté, une mutuelle peut prévoir un forfait même sans remboursement Sécu.

Franchises et participations réduisent le montant réellement versé. La participation forfaitaire s’applique sur certaines consultations et examens. La franchise médicale s’ajoute sur médicaments, actes paramédicaux et transports. Disons-le clairement : ces sommes ne sont généralement pas remboursables par une complémentaire “responsable”. Du coup, avec des soins réguliers, l’addition grimpe sans qu’on s’en rende compte.

🦷 Top 10 des soins les moins bien remboursés en 2026

Ce classement tient compte de trois paramètres : le taux, la base de remboursement et le prix réellement facturé. Un soin à 60 % peut rester très coûteux si la base est faible. Pratique, non ? Voyons les dix postes qui génèrent souvent les restes à charge les plus élevés.

1) Implants dentaires : l’implant (vis) est généralement hors nomenclature, donc non remboursé. Seule la couronne au-dessus peut avoir une base, selon le matériau. Un devis détaille implant, pilier, couronne, imagerie et parfois greffe osseuse (c’est fréquent).

2) Orthodontie chez l’adulte : après 16 ans, la prise en charge est en principe absente. Une exception existe avant certaines chirurgies des maxillaires, mais elle reste encadrée. Bagues, lingual, gouttières transparentes : plusieurs semestres, donc une dépense qui s’étire.

3) Soins de parodontologie : bilan parodontal, surfaçage radiculaire, maintenance, parfois greffes gingivales. Certains actes sont à la nomenclature, d’autres hors nomenclature, et les séances se multiplient. Résultat : même motivé, on paye souvent longtemps.

4) Prothèses dentaires à tarifs libres : trois paniers existent en dentaire : 100 % Santé, tarifs maîtrisés, tarifs libres. Dans le panier libre, le prix n’est pas plafonné. La Sécu rembourse sur une base conventionnelle, pas sur le devis réel. Vous voyez le piège ?

5) Lunettes hors panier 100 % Santé : taux à 60 %, base souvent très basse. La monture à 1,70 € remboursé reste l’exemple le plus parlant. Classe A (panier) versus classe B (hors panier) : en classe B, le tarif est libre, donc le reste à charge peut flamber.

6) Lentilles de contact : remboursées seulement dans certaines indications médicales, avec prescription. Le forfait annuel par œil peut rester inférieur au coût réel. On ajoute l’entretien, l’adaptation, et parfois des renouvellements fréquents.

7) Aides auditives de classe II : la classe I relève du 100 % Santé, avec prix plafonné. La classe II est à tarifs libres, souvent plus chère, parfois avec options avancées. Le remboursement est calculé à 60 % d’une base, pas du prix réel : du coup, le décalage peut être fort, surtout pour deux oreilles.

8) Consultations avec dépassements d’honoraires : la Sécu rembourse sur le tarif conventionnel (souvent 70 % de la base). Le dépassement, lui, n’est pas pris en charge. Secteur 1, secteur 2, Optam : ces détails changent beaucoup la facture (rassurez-vous, on peut vérifier avant).

9) Consultations de psychologues hors dispositif conventionné : certains cadres permettent une prise en charge, avec conditions et limites. Hors dispositif, le remboursement Sécu est généralement nul. Beaucoup de mutuelles proposent un forfait annuel, mais avec plafond par séance.

10) Ostéopathie et médecines douces : ostéo, chiropraxie, naturopathie, sophrologie, réflexologie… la plupart ne figurent pas dans la nomenclature remboursable. Une mutuelle rembourse souvent via forfait, sous conditions de justificatifs et de praticien.

📊 Tableau comparatif des 10 soins les moins bien remboursés

Soin Remboursement Sécu Base (BRSS) Tarif Reste à charge potentiel Mutuelle Devis
Implants dentaires Souvent 0 € Souvent inexistante Libre Très élevé Forfait possible Recommandé
Orthodontie adulte Généralement 0 € Inexistante Libre Très élevé Forfait/semestre Indispensable
Parodontologie (certains actes) Variable Parfois faible Souvent libre Élevé Forfait actes NR Recommandé
Prothèses dentaires panier libre Partiel Conventionnelle Libre Élevé % BRSS + plafonds Indispensable
Lunettes classe B Faible Très faible Libre Élevé Forfait optique Recommandé
Lentilles Selon indication Forfait annuel Libre Variable Forfait lentilles Utile
Aides auditives classe II Partiel Base limitée Libre Élevé Forfait audition Indispensable
Consultations avec dépassements Sur base seulement Conventionnelle Libre (secteur 2) Variable à élevé % BRSS Utile
Psy hors dispositif Souvent 0 € Inexistante Libre Élevé Forfait annuel Utile
Ostéopathie / médecines douces 0 € Inexistante Libre Variable Forfait séances Utile

🧩 Comment réduire son reste à charge sur ces soins ?

Demander un devis avant toute dépense lourde. Dentaire, orthodontie, optique, audioprothèse, hospitalisation programmée : demandez, puis envoyez à la mutuelle avant de signer. Pourquoi se priver d’une validation écrite ? Un point important : un devis détaillé aide aussi à comparer deux praticiens.

Privilégier les professionnels conventionnés quand c’est possible. Vérifiez le secteur, l’Optam, et respectez le parcours de soins coordonnés. D’ailleurs, les réseaux de soins partenaires peuvent limiter les prix. Vous vous demandez où regarder ? Les annuaires et la mutuelle donnent souvent l’info.

Choisir le panier 100 % Santé en optique, dentaire et audition, si vous avez une complémentaire responsable. Le zéro reste à charge existe, mais seulement sur des équipements et fréquences précis. Disons que c’est un “cadre”, pas une baguette magique.

Comparer les garanties de complémentaire santé avec méthode. Les % de BRSS aident sur les dépassements, mais les forfaits en euros sont précieux pour les actes hors nomenclature. Regardez aussi plafonds annuels, délais de carence, exclusions, et évolutions avec l’âge.

🧾 Comprendre les remboursements en % de BRSS

Que signifient 100 %, 200 % ou 300 % de la BRSS ? Le pourcentage s’applique à la base, et inclut souvent la part Sécu. Une garantie à 100 % ne rembourse donc pas forcément tout le prix facturé, surtout avec dépassement. Exemple : un spécialiste facture au-delà du tarif conventionnel, et la différence reste à votre charge si la mutuelle santé est limitée.

Pourquoi un forfait est préférable pour certains soins ? Sans BRSS, un remboursement à 200 % reste… nul. Voilà pourquoi les forfaits servent pour implants, orthodontie adulte ou ostéopathie. Comparez les plafonds par séance, par an, ou par acte, et vérifiez s’ils sont partagés entre plusieurs postes.

🔎 Mon Gustave vous aide à comparer les mutuelles santé

On peut vite se tromper entre % BRSS, forfaits, plafonds, et 100 % Santé. Mon Gustave vous aide à cibler vos postes sensibles : dentaire, optique, audition, hospitalisation, et soins non remboursés. Concrètement, vous comparez les forfaits utiles et les plafonds réels, puis vous ajustez la cotisation à vos besoins. Accédez au comparateur via comparaison des mutuelles santé Mon Gustave.

Pour vérifier les règles, gardez deux références sous la main : Ameli pour les bases et prises en charge, et Légifrance pour les textes officiels. Notez que ces règles concernent principalement les assurés du régime général (des régimes spéciaux peuvent diverger).

✅ Conclusion : garder la main sur son budget santé

Un soin mal remboursé, ce n’est pas qu’un “petit pourcentage”. C’est souvent un trio : base faible, tarif libre, et frais répétés. Du coup, demandez un devis et comparez votre mutuelle avec Mon Gustave, avant que la facture ne s’impose.

Foire aux questions

Souvent, ce sont les actes hors nomenclature qui “gagnent”, car la base de remboursement n’existe pas. Les implants dentaires en sont l’exemple typique : la Sécu rembourse généralement 0 € sur l’implant lui-même. Du coup, le reste à charge dépend presque entièrement du devis et de la mutuelle. Vous pouvez limiter la surprise en demandant plusieurs devis (on y revient).
Les implants dentaires sont fréquemment non remboursés, car la pose de l’implant est hors nomenclature. Certains actes de parodontologie peuvent aussi sortir du cadre remboursable, selon la technique et le codage. En gros, dès qu’il n’y a pas de BRSS, le remboursement Sécu tombe à zéro. Une mutuelle peut alors intervenir via un forfait, avec plafond annuel.
Le taux Sécu en optique peut sembler correct (60 %), et c’est là que ça se corse. Ce 60 % s’applique à une base très faible, par exemple 2,84 € pour une monture, soit 1,70 € remboursé. Du coup, le prix réel est surtout couvert par la mutuelle, surtout hors panier 100 % Santé. Si vous choisissez une monture chère ou des verres progressifs, le reste à charge grimpe vite.
Oui, assez souvent, via un forfait en euros, même si la Sécurité sociale ne rembourse rien. On le voit pour l’ostéopathie, l’orthodontie adulte, ou certains soins dentaires hors nomenclature. Vous vous demandez ce qu’il faut vérifier ? Regardez les plafonds annuels, le nombre de séances, les justificatifs demandés, et les délais de carence. Disons que deux contrats “semblables” peuvent être très différents sur ces postes.
Cela signifie que la mutuelle rembourse jusqu’à trois fois la base de remboursement, et la part Sécu est généralement incluse. Du coup, si la base est faible, 300 % peut rester insuffisant face à un tarif libre. Exemple : avec un spécialiste en secteur 2, le dépassement peut dépasser le plafond prévu. Pour les actes sans BRSS, 300 % de rien reste rien, d’où l’intérêt des forfaits.
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karim ghalem

Expertise : Karim Ghalem est Directeur Général de Mon Gustave, comparateur d’assurance en ligne, et de Weedo IT, société spécialisée dans les solutions digitales et la génération de leads pour le secteur de l’assurance. Fort de son expérience dans le développement de plateformes d’acquisition et de mise en relation entre internautes et professionnels de l’assurance, il contribue à la création de contenus pédagogiques destinés à aider les consommateurs à mieux comprendre les produits d’assurance, comparer les offres du marché et faire des choix éclairés. À travers ses publications sur Mon Gustave, il partage son expertise sur les thématiques liées à l’assurance, à la digitalisation du secteur et aux bonnes pratiques pour accompagner les assurés dans leurs démarches. Parcours : Depuis plusieurs années, Karim Ghalem évolue dans l’univers du digital appliqué à l’assurance. Il pilote aujourd’hui le développement de plusieurs plateformes dédiées à l’acquisition et à la qualification de prospects pour les acteurs du marché, ainsi qu’à l’information des consommateurs. Avec Mon Gustave, il participe à la démocratisation de l’accès à l’information sur les assurances en proposant des contenus clairs, pédagogiques et basés sur les évolutions du marché et de la réglementation. Devise : « Une information claire et accessible est la première étape pour permettre à chacun de choisir son assurance en toute confiance. »